Révélations sur Jean-David Levitte, conseiller diplomatique du Président
Le 28 juin 2010, Denise Hamouri était reçue par Jean-David levitte, Conseiller diplomatique du Présideent, rue de l’Elysée. Le communiqué ci-dessous était mis en ligne sur ce site. Quelques temps après, Jean-David Levitte faisait part du fait que, s’il ne retirait aucun de ses propos, l’Ambassadeur d’Israël l’avait appelé à propos de ce texte (sic) et que, selon lui, il était de l’intérêt de Salah de le retirer du site. Aussitôt demandé, aussitôt fait. Mais 8 mois plus tard, alors que rien n’a bougé contrairement aux engagements, il est de notre devoir et conforme à l’honnêteté que de rendre public ce texte qui n’aura été sur ce site que quelques heures en le 29 juin 2010. Chacune et chacun sera à même de se faire une opinion....
Communiqué
Madame Denise Hamouri, la mère de Salah, accompagnée de Jean-Claude Lefort, a rencontré hier lundi 28 juin, rue de l’Elysée, Jean-David Levitte, Conseiller diplomatique du Président de la République, en présence de Nicolas Galey, Conseiller technique sur le Proche et le Moyen-Orient.
Le Conseiller diplomatique a indiqué d’emblée que le Président Nicolas Sarkozy aurait une égale attention et une même détermination pour obtenir la libération de Gilad Shalit et de Salah Hamouri.
Pour le Président, les deux jeunes sont des Français et il les défendait également.
S’agissant de Salah Hamouri il a été noté par le Conseiller que l’acte d’accusation du tribunal militaire israélien ne mentionne aucun fait ni acte répréhensible mais une simple « intention », notion qui relève d’un pur arbitraire.
C’est pourquoi, selon le Conseiller, parmi les 2.000 Français détenus à l’étranger, le Président concentre son attention sur les cas les plus patents d’iniquité et donc qu’il serait mobilisé en cela pour obtenir la libération de Salah Hamouri qu’il a déjà, selon le Conseiller, demandée à plusieurs reprises auprès des actuelles autorités israéliennes.
Il a été fait observer au Conseiller que ses paroles détonaient assez nettement de ce qui avait été dit jusqu’ici sur Salah Hamouri et que si les deux cas signalés étaient traités sur un pied d’égalité il était alors difficilement compréhensible que, par exemple, le Président n’ait toujours pas encore reçu la famille de Salah Hamouri à la différence notable de la famille Shalit.
Il a également été relevé que Salah Hamouri n’a pas été jugé par un « Etat de droit » mais par un Etat en guerre qui condamne par ses tribunaux militaires ceux-là mêmes qu’il occupe quand bien même ils étaient innocents des charges accusatrices qui pesaient sur eux ou bien qui procédaient de l’arbitraire pur et simple. Il a été redit que de ne pas avoir pris en compte et d’emblée ce fait majeur constituait une faute grave.
De même il a été signalé que ce même Etat ne libère jamais, quand il y a échange de prisonniers, de Palestiniens originaires de Jérusalem.
Il a été rappelé lque a demande de remise de peine déposée par Salah, au 2/3 tiers de sa peine accomplie, s’est soldée par un net refus de la Commission ad hoc et par une aggravation des charges portées contre lui.
L’idée israélienne selon laquelle Salah, qui est innocent, devrait en plus présenter des « excuses » étant une humiliation inacceptable ajoutée à l’injustice lourde qui le frappe depuis plus de 5 ans.
De même il a été redit hautement que l’expulsion de Salah ou son extradition en France était clairement refusée. Salah a le droit comme tout être humain de vivre là où il le souhaite.
Le Conseiller a insisté sur le fait que rien ne sera de nature à faire cesser la demande de libération de Salah alors qu’il a déjà passé plus de 5 ans en prison pour une « intention » supposée. Il a indiqué aussi que de nouvelles initiatives seront prises auprès des autorités israéliennes. L’entretien a duré ¾ d’heure.
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